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Fibrome utérin: le témoignage d’une Mam

« J’ai été libérée par la chirurgie »

Son message aux autres femmes touchées:

La trentaine, Koura Diomandé a souffert plusieurs années de fibrome utérin. Finalement, elle a décidé en décembre 2016 de subir une intervention chirurgicale. Pour BabiMams, elle a accepté de revenir sur son histoire. Interview.

 

Comment et quand avez-vous appris votre problème avec les myomes ?

C’était au milieu de l’année 2013. Il faut dire que bien avant, j’avais très souvent mon cycle menstruel perturbé. J’avais parfois de très longs retards et d’importantes douleurs au moment de mes règles. Puis, en 2013, comme je l’ai dit, j’ai eu une fois en plein boulot d’importantes douleurs au bas-ventre. Jamais, je n’avais autant souffert. J’avais toutes les peines du monde à me tenir droit et chaque fois que je respirais, c’était un supplice. J’ai finalement été évacuée dans une clinique. Et là, après une échographie, le médecin m’a informé de la présence de myomes dans l’utérus.

 

Comment avez-vous réagi sur le coup ?

Très honnêtement, je n’étais pas vraiment inquiète. Vu que c’est devenu presque « normal » qu’une jeune femme ivoirienne soit touchée par ce problème. J’ai donc informé une de mes proches qui m’a elle aussi rassuré sur l’existence de traitements efficaces.

 

Et comment vous êtes-vous soignée ?

Aujourd’hui, c’est l’un de mes grands regrets. Je me suis laissée convaincre du fait que la médecine moderne n’était pas vraiment efficace pour traiter cette maladie. Pis, plusieurs personnes dans mon entourage m’ont mis en garde contre les risques d’une intervention chirurgicale. On m’a même dit qu’il était possible qu’on me retire l’utérus si je choisissais d’être opérée. Pendant les deux années qui ont suivi, je me suis donc traitée uniquement à l’indigénat (médicaments traditionnels, ndlr).

 

Quels ont été les résultats de ces traitements ?

De 2013 à 2015, j’ai été bombardée de toutes sortes de médicaments, lavements, produits à base de plantes pour ma toilette intime, solutions à boire… Même mon compagnon à l’époque suivait un traitement qui devait améliorer sa fertilité. Car, on nous avait fait comprendre que si je tombais enceinte, les fibromes allaient disparaitre pour laisser place à l’enfant. Mais, au bout de deux ans, le mal était toujours présent. Avec tout le respect que nous devons à la médecine traditionnelle, j’avoue qu’elle ne m’a pas aidé. Sans doute que je n’étais pas tombée sur les bons praticiens.

 

Pourquoi avez-vous finalement opté pour une opération chirurgicale ?

J’ai été motivée par mon désir d’avoir un enfant et aussi par l’inefficacité des traitements. Quand après une autre écographie, nous avons constaté que le nombre de myomes avait augmenté, j’ai dit stop. Avec mon mari, nous avons décidé d’opter pour l’intervention et tout s’est bien passé. J’ai gardé mon utérus bien en place et si tout se passe bien, j’espère une grossesse dans quelques mois.

 

Quels conseils pouvez-vous donner aux femmes dans votre situation ?

Je pense que les questions de santé sont avant tout liées à chaque individu. Ce qui n’a pas marché pour moi peut marcher pour une autre femme. Cependant, le seul conseil que je peux me permettre de donner à toutes mes sœurs, c’est de consulter régulièrement un gynécologue et de ne pas avoir peur si ce dernier leur propose de subir une intervention chirurgicale. Cela pourrait leur éviter de souffrir encore plus longtemps.

 

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